Startech Médecine et prolétarisation de la médecine libérale

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#1

Salut les normands libristes.

Je vous fais part de mes inquiétudes concernant un projet situé à Alençon intitulé Startech Médecine soutenu par le conseil départemental de l’Orne et celui de l’ordre des médecins de l’Orne. Voici de quoi il s’agit :

Publicité malvenue

Selon mon interprétation de l’article 19 du code de Déontologie médicale, un centre de soin ne devrait jamais s’orner d’une quelconque marque.

Article 19 (article R.4127-19 du CSP)
La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce.
Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale.

Et encore moins une marque qui suggère aux patients qu’on y est soigné avec de meilleures procédés ou « technologies » qu’ailleurs…

Il faut donc demander le retrait de la mention « Startech » à cet établissement.

Prolétarisation de la médecine libérale

Mais ce projet Startech Normandie préfigure certainement quelque chose de plus insidieux : la prolétarisation de la médecine libérale (et de tous les autres métiers de santé). En effet, en retirant aux praticiens le contrôle sur les aspects administratifs de son métier, on aliène son indépendance défendue par l’article 5 du code de déontologie médicale :

Article 5 (article R.4127-5 du CSP)
Le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit.

Oui, il faut plus de médecins. Oui, il faut mieux les répartir. Et oui, il faut diminuer la charge de la gestion administrative.

Pour cela :

  • Il aurait fallu augmenter le numerus clausus en première année de faculté 20 ans plus tôt. Mais c’est trop tard. Désormais, seul le temps peut amender cette erreur politique. Tout autre expédient n’est au mieux que pansement sur jambe de bois, et au pire,un affaiblissement des principes de la déontologie médicale. Comme on le voit avec ce projet Startech Médecine.
  • Il faut appliquer au plus vite un numerus clausus à l’installation des médecins et chirurgiens dentistes tel que ça existe depuis des décennies en pharmacie d’officine. En effet, on ne constate aucun phénomène de désertification pharmaceutique, preuve de l’efficacité du principe.
  • Il faut des procédures administratives plus simples, pas les déléguer à du personnel et des logiciels que le praticien de santé ne contrôle pas.

Et surtout, pour exercer librement une profession de santé, il faut des logiciels libres, comme on l’explique sur le site du projet Déontobox

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#2

Le logiciel libre est nécessaire à la déontologie des professions de santé.

Comme j’aimerai que Normandie Libre soit déjà un réseau de nombreuses associations et entreprises, en mesure de soutenir efficacement ce type d’avis devant des institutions telles que les conseils départementaux, le conseil régional, et les instances disciplinaires normandes des professions réglementées.

Voilà pourquoi nous devons persévérer !

Haut les cœurs ! :slight_smile:

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