Présentation de l'Informatique Libre

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Si je me fais l’avocat du diable en visitant le site normandie-libre.fr j’aurais une remarque à faire : c’est quoi l’Informatique Libre ? Il semblerait qu’il n’y ait aucune page dédiée à cette définition… Cela manque peut-être non ? Alors, j’ai fait l’exercice : tenter de définir cette “Informatique Libre” en restant simple, pragmatique et accessible à tous… Ci-dessous le résultat de mon “travail”, que j’ai réalisé ces derniers jours et qui peut être réutilisé sur le site normandie-libre.fr ou à n’importe quelle autre occasion…

Le document au format odt peut-être téléchargé ici (expiration du lien au 08/08/2019)…

L’informatique Libre : c’est quoi au fait ?

  1. Introduction
    Dans cet article je vais tenter d’expliquer ce qu’est l’Informatique Libre et, en quoi cela peut avoir une utilité pour tout à chacun, c’est-à-dire les entreprises (grandes, moyennes, petites…) et y compris pour Monsieur ou Madame Michu, sous-entendu une personne qui utilise au quotidien l’Informatique pour ses besoins personnels et/ou professionnels et qui pour autant n’a aucune connaissance technique en la matière…

Pourquoi une informatique « libre » ? On part du principe que l’accès à toutes ces nouvelles technologies doit être complètement libéré au même titre que l’accès aux journaux, à la télévision, à la radio, à l’enseignement, aux loisirs… En clair, il est compliqué de vivre dans nos sociétés modernes sans ces technologies, que ce soit à titre privé ou à titre professionnel et il n’est pas souhaitable de laisser cela aux mains de sociétés qui en font un business très (trop) lucratif et dont les dérives sont très dommageables pour nos libertés individuelles.

Cet article va vous permettre de comprendre ce qu’est l’Informatique Libre et en quoi elle se démarque de l’Informatique dite « non-libre » ou aussi appelée « propriétaire ».

Pour bien comprendre cette notion d’Informatique Libre, il faut néanmoins distinguer deux aspects :

• les logiciels (ou applications),
• les systèmes d’exploitation.

Lorsque vous achetez un ordinateur, une tablette ou un smartphone, ces « machines » sont livrées avec un environnement de « travail », appelé système d’exploitation qui va vous permettre d’interagir avec cette machine, et un certain nombre de logiciels appelés aussi « applications » et qui permettent d’effectuer des tâches et donc de profiter des capacités de ladite « machine ».

2 Les logiciels
2.1 Les logiciels : qu’est-ce que c’est ?
Par défaut, quasiment tous les logiciels qui sont pré-installés sur une machine vendue via les circuits « standards » de distribution (grande surface, magasin spécialisés, sites de e-commerce…) sont dits « propriétaires » c’est-à-dire qu’ils appartiennent à des entreprises et répondent donc à une logique « commerciale » et ce n’est pas parce qu’ils sont livrés de base avec votre « machine » (Ordinateur, Tablette ou Smartphone) qu’ils sont gratuits…

Ces logiciels permettent de profiter des capacités de la « machine » en proposant des fonctionnalités de base telles :
• la navigation sur internet (l’affichage de sites Internet),
• la gestion de sa messagerie (envoyer et recevoir des e-mails),
• la gestion de son agenda (gérer ses RDVs),
• un logiciel de cartographie (se situer sur une carte du monde grâce à la géo-localisation),
• des outils bureautiques (écrire un courrier, prendre des notes, faire un tableau…),
• une application pour lire des vidéos ou des sons (MP3 par exemple),
• l’accès aux réseaux sociaux,
• des petits utilitaires (calculatrice, météo…),
• des jeux (de cartes, de réflexion…),
• etc.
2.2 Les logiciels du marché, dits « propriétaires »
Il s’agit de logiciels détenus et commercialisés par des entreprises et qui permettent d’effectuer des tâches plus ou moins complexes. On trouve des logiciels pour toute sorte d’activités professionnelles ou personnelles, telles :
• la rédaction de documents (courriers, contrats, publications…),
• la création de tableaux,
• la comptabilité et la facturation,
• la gestion de ses comptes personnels,
• la gestion de sa messagerie (mails) et de son agenda,
• l’accès à l’internet,
• la gestion de production,
• la gestion d’activités ou de plannings,
• l’organisation de ses photos numériques,
• la gestion de ces contacts,
• etc.
Pour n’en citer que quelques-uns, il y a MS Word pour créer des documents (traitement de texte) ou MS PowerPoint pour créer des présentations, MS Excel pour faire des tableaux (tableur), Photoshop d’Adobe pour retoucher des photographies, MS Outlook pour gérer son agenda et ses mails, MS Edge pour accéder à des sites Internet…

Toutes ces solutions sont payantes que ce soit au travers de l’achat d’une « machine » (PC, Tablettes, Smartphones…) ou bien en achat direct et leur utilisation implique l’acceptation de conditions générales très restrictives. Par exemple : vous ne pouvez pas prêter votre logiciel MS Word à un ami ou à votre enfant, alors que vous n’allez pas l’utiliser pendant 3 mois.

2.3 Les logiciels « propriétaires »: il est où le problème ?
Sans vouloir remettre en cause un modèle économique réel (accéder à un service ou un bien contre rémunération) il s’avère que nous ne sommes pas libres d’utiliser ces solutions, que l’on a acheté, comme bon nous semble :
• un travail réalisé avec le tableur Excel de Microsoft, ne pourra être ré-utilisé qu’au sein de cette solution, c’est-à-dire que si vous envoyez un tableau que vous avez réalisé avec ce logiciel alors le destinataire devra posséder ce même logiciel pour accéder à votre tableau,
• vous ne pouvez pas prêter votre logiciel, même si vous ne vous en servez pas ou plus,
• ces logiciels payants ont des défauts, parfois importants, et l’accès au « service clients » est quasiment impossible,
• vous ne pouvez pas modifier ces logiciels afin qu’ils vous conviennent mieux et ce même si vous êtes un professionnel de l’Informatique,
• vous n’avez pas accès au code source du logiciel (vous ne pouvez pas soulever le capot pour voir ce qu’il y a à l’intérieur) et d’ailleurs personne ne peut le faire (même pas un professionnel de l’Informatique),
• vous êtes souvent obligés de suivre les évolutions de l’éditeur (obligations d’installer les nouvelles versions) et ce même si vous n’en avez pas besoin et même si ces nouvelles versions requièrent une « machine » plus puissante que vous n’avez pas forcément les moyens d’acquérir.

Je n’ai listé ici que quelques inconvénients liés à ces solutions propriétaires mais le pire réside dans le fait que ces solutions – qui fonctionnent comme des boîtes noires – effectuent des tâches à notre insu et qui consistent souvent à récupérer des données personnelles (liées à notre usage de l’application) a des fins de revente ou à des fins de pistage.

2.4 Les logiciels libres : qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit de logiciels créés généralement par des communautés de bénévoles ou des associations à but non lucratif et dont l’objectif consiste à démocratiser l’usage de l’Informatique et de l’Internet afin que ces technologies soient accessibles à tous et en toute liberté. Cette liberté se caractérise par de grands principes, tels :
• la liberté d’utiliser le logiciel dans le cadre privé ou professionnel, sans aucune contrepartie, y compris financière,
• la liberté d’ouvrir le capot pour voir comment c’est fait,
• la liberté d’y apporter des modifications (sous le capot) afin d’adapter ou d’améliorer le logiciel,
• la liberté de participer à l’élaboration dudit logiciel en s’insérant dans les communautés et associations,
• etc.
C’est donc dans une grande transparence et dans un esprit de totale liberté que ces logiciels sont mis à la disposition de tous. Certains sont très célèbres comme le projet VLC qui permet de visionner des vidéos ou d’écouter de la musique ou encore LibreOffice qui est une suite bureautique comprenant un traitement de texte, un tableur, un outil pour faire des présentations et bien plus encore et d’autres le sont un peu moins mais dans tous les cas on a à faire à des solutions qui n’ont rien à envier aux solutions du marché, qui sont documentées et supportées par les communautés et qui, de plus, utilisent les standards ouverts du monde de l’Informatique : c’est-à-dire qu’un tableau réalisé avec le tableur de LibreOffice peut être ré-utilisé par tous les tableurs du marché ou du monde de l’Informatique Libre.

Dans le monde de l’entreprise, l’Informatique Libre est très présente également surtout au niveau des applications dites « serveurs » c’est-à-dire des solutions qui ne sont pas utilisées directement par l’utilisateur mais qui servent au final à délivrer un service à ces utilisateurs finaux. Cet aspect de l’Informatique Libre ne va pas être détaillé ici et pourrait l’objet d’un article à lui tout seul !
3 Le système d’exploitation
3.1 Le système d’exploitation : c’est quoi ?
Le système d’exploitation c’est l’environnement de travail c’est-à-dire l’écran qui s’affiche lorsqu’on allume sa machine, pour faire simple. Grâce à ce système d’exploitation, l’utilisateur pourra interagir avec la machine et utiliser des logiciels. Grâce à ce système d’exploitation on va pouvoir :
• installer et lancer des applications (accéder à une calculatrice par exemple ou lancer une application pour lire ses mails),
• gérer son espace de stockage (ranger ses « affaires »),
• personnaliser son environnement de travail (appeler souvent « bureau ») avec un papier-peint par exemple (une image de fond) et quelques raccourcis permettant d’accéder rapidement à ces logiciels préférés,
• saisir des données grâce à un clavier (écrire un mail par exemple),
• sélectionnez des éléments grâce à la souris ou ses doigts pour déplacer ses « affaires »,
• accéder à un réseau (plusieurs ordinateurs connectés ensemble) et bien évidement accéder au réseau Internet,
• utiliser des périphériques tels une imprimante ou un scanner,
• …/…

Sans ce « système d’exploitation », la machine est inutilisable.

A noter aussi, et c’est important, qu’il y a plusieurs « marques » de système d’exploitation, dont le plus répandu (pour les ordinateurs personnels) est Microsoft Windows. Microsoft Windows est un système dit « propriétaire », il appartient à une entreprise (Microsoft) dont la vocation est de faire des bénéfices et il n’est pas gratuit : son prix est inclus dans le prix de la « machine ».

Pour résumer cette partie, un système d’exploitation est nécessaire pour utiliser la machine et permettre à un utilisateur (un humain!) d’interagir avec elle et les logiciels vont être utilisés pour faire une tâche précise. A noter que les logiciels sont souvent liés à un système d’exploitation et un seul dans le sens où un logiciel A peut-être utilisé sur le système d’exploitation X mais pas forcément sur le système d’exploitation Y.

3.2 Les systèmes d’exploitations du « marché », dits « propriétaires »

Plantons le décor ! Nous avons à notre disposition trois types de « machines » afin d’utiliser des logiciels et accéder à l’Internet et/ou un réseau d’entreprise:
• les smartphones,
• les tablettes,
• les PC (Personal Computer – Ordinateur personnel en français).

On pourrait simplifier en disant que nous avons trois tailles d’écrans à notre disposition :
• un petit (le smartphone) qui tient dans la poche et qui nous permet en plus d’accéder à la téléphonie, en toute mobilité,
• un moyen (la tablette), qui ne tient pas dans la poche mais que l’on peut emmener facilement en « voyage »,
• un grand (le PC) que l’on peut emmener avec soi quand il est portable et que l’on laisse chez soi ou à son bureau quand il est dit « fixe », ce dernier est privilégié quand il s’agit d’un outil de travail sur lequel on va passer plusieurs heures par jour.

Jusque-là ce n’est pas trop compliqué n’est-ce pas ? Allez, on continue…

Avec ces trois machines, on peut utiliser des logiciels et accéder à Internet et on retrouve, grosso modo, les mêmes types d’applications sur ces trois machines et, bien évidement, un navigateur pour consulter les sites internet.

Pour faire simple, ces machines sont toutes construites à partir des mêmes types de composants :
• un écran,
• un processeur (le moteur de la « machine » en quelque sorte),
• un espace de stockage (pour ranger et conserver ses « affaires »),
• un clavier,
• un dispositif de pointage (sélectionner des « choses » directement à l’écran), en général une souris pour un PC et les « doigts » pour une tablette et un smartphone,
et, pour orchestrer (pour faire fonctionner) tout cela, il faut un système d’exploitation, appelé OS en anglais (Operating System) ou SE en français (Système d’Exploitation).

Du côté des smartphones, le marché est dominé par deux systèmes d’exploitation : Android (Google) et IOS (Apple). Android est présent sur 70 % des smartphones là où IOS s’accapare 20 % du marché restant. Microsoft a jetté l’éponge et ne propose plus d’OS pour les smartphones. A noter que seuls les smartphones de type Iphone de la marque Apple peuvent utiliser IOS là où tous les autres constructeurs (Samsung, Huawei, LG, Sony, Google…) utilisent quasiment exclusivement le système d’exploitation Android de Google.

Côté tablette, Android (Google) possède 60 % du marché, IOS (Apple) en possède 27 % et Microsoft prend quasiment ce qui reste, c’est-à-dire 13 %. A noter que seules les tablettes de type Ipad de la marque Apple peuvent utiliser IOS.

Et enfin, du côté des ordinateurs personnels (le fameux PC) c’est Microsoft qui domine avec son système d’exploitation Microsoft Windows et qui prend une part de marché de 80 %, laissant 15 % à OSX (Apple). A noter que seuls les ordinateurs personnels (PC) de marque Apple peuvent utiliser OSX là où tous les autres constructeurs (HP, Dell, Leno, Asus, Acer, Toshiba, …) utilisent exclusivement le système d’exploitation Windows de Microsoft.

Ca y est ! Le décor est planté, passons à l’analyse et donc au problème que cela pose…
3.3 Il est où le problème ?
Le marché des systèmes d’exploitation est donc partagé entre trois géants du numérique : Google, Apple et Microsoft, tous trois Américains. En clair, c’est comme s’il n’y avait que trois marques de voitures dans le monde… Pire, lorsque l’on achète une machine, on nous impose un système d’exploitation, car les constructeurs de machines sont commercialement liés avec ces fournisseurs de systèmes d’exploitation. Du coup, ces trois géants sont intouchables, immensément riches et se permettent de jouer avec nos libertés et d’utiliser tous nos faits et gestes sur ces machines afin de remplir de gigantesques bases de données qui contiennent nos « profils » (nos relations, notre manière de vivre et de consommer pour faire simple…) et qui, bien évidemment, monnayent à prix d’or ces données lorsqu’elles les revendent à d’autres sociétés commerciales…

Ces machines sont désormais un outil incontournable pour les gens actifs et indispensables pour se connecter à Internet. Pour les seniors qui n’ont plus d’activité salariée, l’accès à Internet est désormais un média souvent indispensable, comme pouvait l’être la télévision dans les années 60/70. En clair, ces machines représentent une technologie incontournable dans notre vie de tous les jours et elle est aux mains de trois géants avec lesquels nous sommes pieds et poings liés. Pire, il est impossible de connaître le comportement exact de ces systèmes d’exploitation c’est-à-dire on ne sait pas trop ce qu’ils font, on ne sait pas toujours ce qu’ils font avec nos données personnelles, c’est un secret…

Afin de sortir de ce carcan et de permettre à tous d’accéder à ces technologies désormais incontournables, des communautés et des associations ont décidé de développer un système d’exploitation Libre c’est-à-dire librement utilisable, sans contrepartie (ni argent ni utilisation de vos données personnelles) et dont le fonctionnement interne n’est pas tenu secret, bien au contraire !

3.4 Les systèmes d’exploitations libres : qu’est-ce que c’est ?
Pour les PC, il existe un système d’exploitation libre nommé Linux et qui permet de faire tourner la plupart des machines (pas celles d’Apple ou du moins c’est compliqué) mais il n’est jamais proposé par les principaux fabricants et donc introuvable dans les circuits de distribution classique ou Windows de Microsoft est imposé. Du côté des smartphones et des tablettes, il est encore un peu tôt pour trouver des systèmes d’exploitation alternatifs, facilement accessibles et libres mais cela ne devrait pas tarder, de nombreux projets étant en cours.

Le système d’exploitation Linux pour PC est disponible en plusieurs versions en fonction des goûts de chacun :
• adaptabilité,
• confort et simplicité d’utilisation,
• type de machine sur lequel on veut l’utiliser (récente, ancienne, très ancienne…).

Ces différentes versions sont appelées « distributions » dans le monde Linux et on trouve des distributions pour :
• l’utilisateur « standard » (que l’on appelle souvent « Monsieur ou Madame Michu »),
• l’utilisateur averti (qui s’intéresse au fonctionnement d’une « machine »),
• le professionnel de l’Informatique,
• les possesseurs de machines anciennes jugées obsolètes par les géants du numérique.

En général, une version (une distribution) est rattachée à une communauté, une association…

Toutes ces versions sont disponibles librement et gratuitement via Internet, quant à l’installation sur votre PC, il faut être soit un utilisateur de PC averti (ou avancé) soit faire appel à une association ou une communauté qui vous aidera à installer ce système sur votre machine.

  1. Conclusions
    Vous l’avez bien compris, l’Informatique Libre, est un « mouvement » qui a pris conscience du fait que l’accès à ces technologies doit être complètement libre, démocratisé et ne pas relever systématiquement d’une logique commerciale.

Tout le monde doit pouvoir accéder à ces technologies, quels que soient ses moyens et doit pouvoir accéder à toutes les ressources nécessaires afin de s’approprier ces technologies et d’en faire bon usage.

Notre histoire récente nous a démontré que les entreprises qui règnent en maître sur le marché de l’Informatique et de l’Internet en général (les fameux GAFAM pour nous les occidentaux) ont toutes manquées gravement à leurs devoirs, qu’elles en ont profité pour nous dérober nos données personnelles et qu’elles ont transformées nos libertés individuelles en asservissement. Ces sociétés règnent en maîtres aujourd’hui, elles sont immensément riches (plus riches que certains petits pays) et bafouent au quotidien les valeurs qui ont fait grandir nos civilisations : liberté, égalité et fraternité.

Voilà pourquoi l’Informatique Libre existe !

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#2

Bonjour Fabrice,

C’est sans doute ta vision de l’informatique libre. Pour moi, Normandie Libre ne se limite pas à l’informatique comme tu le définis. Normandie-libre va bien au delà des logiciels ou de l’OS que j’assimile facilement. D’autant qu’aujourd’hui beaucoup n’utilisent plus ces softs dépassés, mais utilisent des services en ligne ou des applis de leur téléphone.

Pour moi, cette problématique est dépassé et la bataille se situe plus sur les services libres et vertueux, la protection des données personnelles que des logiciels.

Avoir un Linux, mais continuer d’utiliser Google Chrome(-ium), Facebook ou Google Drive me semble une aberration et démontre bien que le problème n’est pas le logiciel, mais bien les pratiques et l’idéologie qu’il y a derrière.

Et quid des ressources libres, des licences libres, de l’open-data, de l’open-hardware, de la monnaie libre ?

Sinon, je ne sais pas si ton article sera publié, car il me semble bien long et inutilement détaillé (surtout que les infos publiées sont très actuelles et seront donc rapidement caduques). Mais pour qu’il le soit, il faudrait aussi qu’il soit signé et qu’une licence lui soit attribuée, non ? Sinon, on reste dans le Copyright par défaut.

Merci à toi en tout cas pour cet effort.

François Audirac

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#3

Merci beaucoup Fabrice pour cette contribution qui a du demander du temps et de l’effort. C’est bien écrit en plus !

Par contre, il y a quelque chose qui cloche dans la structure, et c’est certainement plus facile à voir pour @francoisa ou moi pour la simple raison que nous avons le recul du lecteur. Selon moi, ton texte est à la fois trop étoffé pour une présentation et pas assez détaillé pour un tutoriel (dont le sujet serait la théorie concernant le Logiciel Libre).

Du coup, @Fabrice, je te propose de lancer deux pads d’édition collaborative où tu collerais ton texte (style http://framapad.org/. Il n’y a pas encore d’instance de pad publique normande à ma connaissance à part chez nous, Syntax : http://syntax61.fr/ mais nous ne sommes pas encore prêts à l’ouvrir publiquement.) :

  1. Sur un premier pad, nous réduirons ensemble ton document à quelques paragraphes pour en faire une page de présentation de l’objet de Normandie Libre.

  2. Sur le second pad, nous ferons ensemble l’inverse. Nous étofferons très largement ton document pour en faire un super tuto de formation à l’enjeu des Logiciels Libres au sens large (internet libre, Open Data, Open Hardware et tous les autres sujets qui ont été cités par @francoisa). Un tutoriel bardé de références, avec même des exercices pratiques etc. Ce tutoriel serait publié en plusieurs fois sur le blog de Normandie Libre.

Enfin, cela va de soi, comme le souligne @francoisa, ces textes doivent être publiés sous une licence libre avec soit @Fabrice en tant qu’ayant-droit, ou alors Normandie Libre si elle est devenue une personne morale d’ici-là.

Qu’en dites-vous ? (@Fabrice et @francoisa)

@Fabrice
Si je me fais l’avocat du diable en visitant le site normandie-libre.fr j’aurais une remarque à faire : c’est quoi l’Informatique Libre ? Il semblerait qu’il n’y ait aucune page dédiée à cette définition… Cela manque peut-être non ?

Oui, de façon générale, il y a une foule de choses qui manquent encore au sein de Normandie Libre. Je pense qu’il y a plusieurs raisons (liées entre elles) à cela :

  1. Nous manquons de temps et de certaines compétences. En fait, nous manquons de ressources humaines. Mais c’est aussi à d’autres de nous rejoindre !

  2. Les personnes qui donnent de leur temps actuellement, essaient de ne pas trop imposer leur vision propre, et laissent volontairement la place à d’autres de compléter notre approche. (je pense que @paidge serait d’accord avec moi) Et c’est donc à d’autres de s’exprimer !

  3. Normandie Libre n’est encore qu’un collectif informel qui n’a pas encore eu le temps de rassembler toute la Normandie libriste. Je pense que nous devons encore rallier quelques groupes et personnes à notre collectif avant de songer à rédiger collectivement nos textes de références, notamment une présentation de ce qu’est le Libre.

Pour toutes ces raisons, vos apports à toi @Fabrice, le « petit nouveau de l’Aigle », et aussi à toi @francoisa, arrivent juste à point ! :wink:

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#4

Hello les libristes,

Comme vous le savez la “communication” reste un exercice difficile et il est effectivement très compliqué, voir “casse gueule” de se lancer dans une telle explication: celle de l’Informatique Libre… Au début je voulais faire plus court mais au final c’est compliqué car il faut quand même planter le décor ! Que ce soit Madame ou Monsieur Michu, le patron d’une TPE ou d’une PME bon nombre sont ceux qui “découvrent” les alternatives “libres” dans le domaine de l’Informatique puisque c’était là le titre de mon “billet”.

Il est clair que l’objectif de Normandie-Libre ne s’arrête pas là puisqu’on y parle de monnaie libre, de matériel libre et pourquoi pas un jour, d’insuline libre…

Je pense néanmoins qu’il y a une marche à ne pas franchir, au risque de passer pour des “anars” de gauche (personnellement je n’y adhère pas et je ne suis apparemment pas le seul si on se fie au résultat de LFI aux dernières élections européennes) et que tous ces sujets doivent être amenés en “douceur” auprès des publics qui sont les nôtres comme une sorte de mésothérapie qui, comme le souligne Wikipedia consiste à “injecter peu mais au bon endroit” !

Rien de tel qu’une bonne démo sur une technologie “Libre” et ce ne sera qu’à la fin qu’on dira : Ah, au fait c’est du Libre…

@francoisa Je suis bien évidemment d’accord avec tes remarques mais dans ce cas, c’est un livre qu’il faut écrire (tiens, pourquoi pas ?) afin de louer les bienfaits du Libre et s’inquiéter des méfaits des autres GAFAM et BATX… A ce propos, Salesforce vient de racheter TableauSoftware pour quelques milliards de dollars, cela en dit long sur la puissance “malsaine” de ces firmes qui jonglent avec les milliards alors que de notre côté on se demande bien qui va ramener les saucisses pour le sommet Normand du Libre 2019!

@nflqt Bonne idée le Pad ! Je vais réfléchir à tout cela…

Et en conclusion, je dirai que toute ma “littérature” est, par défaut, un bien commun avec lequel aucune utilisation commerciale n’est possible sans mon autorisation, soit une licence du style CC BY-NC-SA 3.0 FR mais, étant quelqu’un de “Libre dans sa tête”, le simple mot “licence” m’effraie" déjà! En clair tout ce que j’écris ici comme tout ce que j’ai écrit ailleurs est destiné à être partagé librement car c’est grâce à ce genre d’écrits que j’ai grandi!

A très bientôt!

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#5

Bonsoir Fabrice et tous. Certes un peu long, cependant, le grand mérite d’exister, pour toutes les personnes qui peinent encore à comprendre le quoi comme le pourquoi comment. Merci ! Librement vôtre, MA

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