L'Open Source n'a pas de valeur !

J’écris ce sujet suite à la lecture d’un autre sujet dans le fil “Libérer son Android” (Libérer son Android).
Une phrase m’a particulirèment fait tiquer dans ce commentaire : "les mecs qui font ça galèrent un peu niveau financement’.
Effectivement, de mon point de vue, le logiciel en tant que tel et l’éthique qui entoure son développement n’a absolument aucune valeur.
La valeur provient du service qu’il rend et de sa simplicité d’utilisation.
An logiciel Open Source ou non n’a aucune chance de percer s’il n’est pas facile à utiliser ou s’il ne bénéficie pas d’un support efficace car en définitive, très peu de gens s’intéressent à la façon dont les choses sont construite.
Ils s’intéressent uniquement à l’usage qu’ils peuvent en faire.
Quand je fais des purées avec un mixeur plongeant pour mon fils d’1ans et demi, je me fout royalement de savoir comment fonctionne la centrale nucléaire qui produit l’électricité nécessaire à son fonctionnement et le fonctionnement même du moteur électrique qui fait tourner la lame m’indiffère tout autant.
Tout ce qui m’intéresse c’est de pouvoir l’utiliser simplement et proprement.
Les logiciels répondent à la même logiques.
C’est d’ailleurs pour ça que pas mal de boite n’hésite plus à libérer le code (dernièrement Microsoft à laché le code de sa calculette dans le domaine Open Source) car ce qui est valorisable dans ce domaine c’est le packaging de la solution et le support et en aucun cas le soft en lui même.

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Bonjour Philippe, et merci pour ta réaction,
Malheureument dans ton message, tu confonds deux mouvements très différents et qui n’ont pas grand chose à voir entre eux : l’opensource et le libre
L’Opensource est un mouvement qui est né après le mouvement du libre pour faire barrage à celui-ci. C’est un mouvement qui fait la promotion de la performance, en pretextant que puisque les sources sont ouvertes, le logiciel est plus puissant, et du coup semer l’embrouille dans les esprits du genre opensource =libre, typiquement ton exemple final microsoft qui fait de l’open source donc cest genial alors qu’en fait non, ce n’est pas libre. À l’inverse, un logiciel libre promeut avant tout l’éthique et le respect des utilisateurs, l’aspect non commercial (on ne cherche pas à faire du profit ). Pour résumer, logiciel libre = logiciel openSource + valeurs éthiques et sociales. Si tu fais l’équation inverse, logiciel openSource = logiciel libre - valeurs éthiques et sociales

Pour revenir à ton post, tu dis que “l’éthique qui entoure son développement n’a aucune valeur” qu’entend tu par "valeur "? Pour moi au contraire, dans un logiciel c’est justement son éthique qui fait toute sa valeur, c’est cela qui va me décider de l’utiliser, de le soutenir financièrement etc. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que sa valeur ne vient pas de l’éthique mais du service fourni et de la simplicité d’utilisation. À titre personnel, je préfère largement utiliser un logiciel difficile à utiliser mais qui me respecte plutôt qu’un logiciel "user friendly " qui m’exploite. Après, je comprends parfaitement ton point de vue quand tu dis le contraire, car il est vrai qu’un utilisateur lambda se fout royalement de comment le logiciel a été développer, qu’il penchera vers le logiciel qui est facile à utiliser plutôt que vers le logiciel qui le respect, mais c’est justement pour ça qu’il faut sensibilier les gens, et travailler sur l’ergonomie des logiciels sans tomber dans le dark pattern, je suis d’accord qu’il faut travailler sur le design du logiciel libre, mais uniquement pour rendre le logiciel utilisable
Je m’égare un peu donc je vais terminer avec ta phrase "un logiciel opensource n’a aucune chance de percer ", je suppose que tu voulais dire libre, donc je vais surement me répéter mais un logiciel libre n’a pas pour but de “percer”, il ne cherche pas à concurencer les logiciels privateurs, il cherche à proposer des alternatives, pas des équivalents

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ça dépend pour qui…pour toi peut-être. Pour certains (pas forcément moi), le fait qu’un logiciel soit libre a bcp plus de valeurs qu’un autre, qui serait plus complet, mais non libre. En effet, un logiciel libre peut évoluer ou être débuggé à partir du moment où qqun, qui a les compétences, souhaite travailler dessus.

Attention, encore une fois, à ne pas prendre ton cas pour une généralité :wink: Personnellement, quand mon fils de 12 ans oublie d’éteindre son PC, la lumière de sa chambre, etc. Je me fais un plaisir de lui rappeler que, si tout le monde faisait ça, il n’y aurait plus d’énergie pour personne. Pareil pour le robinet qui coule sans bonne raison… La gestion d’un bien commun c’est la possibilité de pouvoir l’utiliser sur du long terme… Et ce n’est pas inné, cela s’apprend. Notamment par l’éducation…

Aussi, avant d’acheter un produit je regarde parfois (mais pas tjrs) comment, où et par qui il est fabriqué/produit. Pour savoir si je peux le réparer ou non, si il a été fabriqué par des enfants ou non, si ça a été produit localement ou non, etc. Après je regarde quels critères sont les plus importants. Par ex, c’est comme ça que j’ai investi il y a qqes années dans un fairphone. C’est comme ça aussi que j’ai arrêté de consommer certains produis d’usage courant. Si tu veux que ton enfant évolue dans un monde soutenable, il va falloir, à mon avis, revoir ta copie :wink:

Sans entrer dans le débat de la valeur du libre et les différences entre un bon et un mauvais logiciel (ahah), je souhaite simplement rappeler que l’écosystème économique et commercial autour du libre est encore en train de se chercher.

Même s’il est vrai que certains pays comme les États-Unis ont bien plus d’avance que nous sur le sujet, notamment en ce qui concerne les levées de fonds et la chasse aux investisseurs (Gitlab a levé 100 000 000 de dollars pour son projet par exemple), il y a des tas de ressorts encore peu exploités : le don récurrent sinon systématique pour les créateurs/mainteneurs (ex : Liberapay), tous les systèmes de mécénats, d’investissement et de levées de fonds, la vente des logiciels (ça fait débat aussi mais ça se discute), le soutien par les pros (perso je donne au projet KDE car je gagne aussi de l’argent grâce à lui, et vous vous donnez à qui ?), un principe de FAI qui inclurait dans ses tarifs une part pour le soutien aux communautés libristes et enfin je dirais pour finir la monnaie libre parce que j’en loupe rarement une pour la remettre sur le tapis.^^

Juste pour information mon bonhomme, tu parles à un mec qui a fondé une association qui oeuvre pour la défense de la biodiversité et la consommation locale et qui y consacre des dizaines d’heures dans la semaine en plus de son métier.

Donc tu vas bien de douté à quel endroit je te suggère de mettre ta condescendance…

Bonjour Damien,

Merci pour ta réponse.

Effectivement j’ai fais un excès de langage mais la remarque vaut pour les deux.
Mon propos ne désigne pas l’éthique comme une valeur.
Par valeur, il y a bien sûr la valeur marchande, mais surtout la valeur d’usage, les services qui sont rendus.
La création d’un produit abouti nécessite beaucoup d’énergie créative que les logiciels libres n’ont pas forcément la capacité de mettre dans leur conception.
Un logiciel éthique ou non n’a que peu de chance d’émerger s’il n’est pas développé initialement dans le but de créer de la valeur.

Désolé alors. J’ai du mal comprendre ton propos. Mais, même en te relisant, on a vraiment l’impression que tu te fous de la manière dont sont conçus les produits que tu utilises.