Le projet Déontobox

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#1

Vous êtes plusieurs à m’avoir fait part de votre intérêt pour le sujet du Libre en Santé.

Voici peut-être venu le temps de vous parler de ce projet que je rumine depuis quelques années : La Déontobox, mais que j’avais mis de côté pour me concentrer sur Normandie Libre (et Orne Libre avant ça).

La Déontobox

Bardée de logiciels libres, une déontobox permettrait à un professionnel de santé de commencer à respecter la déontologie médicale à l’ère numérique : avec notamment une obligation de moyen pour le secret médical et pour l’indépendance professionnelle.

Il s’agirait d’une sorte de Brique Internet à l’intention des professionnels de santé libéraux.

Au niveau des applications, elle présenterait :

  • des services réseau, pour le coup autohébergés : web, email, cloud (gestion d’agenda…), comme une Brique Internet.
  • avec en plus un (ou plusieurs) logiciels pour la pratique libérale : FreeMedForms et Medintux.

Enfin, spécialiste des logiciels libres, le prestataire informatique du professionnel de santé disposant d’une déontobox, fournirait (et facturerait) à son client de la maintenance, de la formation, et de la redondance (pour la continuité des services réseaux auto-hébergés en cas de panne et pour les sauvegardes… chiffrées !) en plus de la vente du matériel.

Qui suis-je ?

Docteur en pharmacie (non pratiquant ;-)), j’ai longtemps étudié le croisement du Logiciel Libre et de la déontologie médicale. J’en ai tiré la conclusion que le (tout) Logiciel Libre est nécessaire au respect de la déontologie médicale.

Pour le comprendre, voici :

En quoi Normandie Libre est concernée ?

Les GULL (Groupes (Locaux) d’utilisateurs de Logiciels Libres) que nous tentons de développer et de multiplier pourraient développer de nouveaux axes d’activités en faisant la promotion du Libre en Santé.

Les entreprises SSELL (Société d’Édition et/ou de Services en Logiciels Libres) que nous tentons de développer et de multiplier pourraient investir le secteur de la Santé et prospérer.

Voilà ! :slight_smile:

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#2

J’ajoute que, comme beaucoup de projets au sein de Normandie Libre, la Déontobox ne deviendra pas réalité sans la participation de nombreuses personnes.

Pour la déontobox, il faut

  1. Des informaticiens libristes pour développer le concept.
  2. Des patients et des professionnels de santé pour en faire la promotion (à travers nos GULL ?).
  3. Et à nouveau des informaticiens libristes pour proposer leurs services aux professionnels de santé qui désirent l’utiliser.

En un mot comme en cent : recrutons ! :slight_smile:

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#3

Bonjour,

  • Projet extrêmement intéressant surtout avec la CPAM qui vient d’en repasser un nouvelle couche en direction de tous ses assurés leur demandant, pour leur plus grand bien, de créer en ligne leur Dossier Médical Partagé (DMP). Mais ce dernier est géré par un logiciel propriétaire et pas du tout sécurisé. De plus, les règles de consultation et le système de contrôle d’accès à (son) DMP sont une grande rigolade. C’est du très grand foutage de gueule de la part de la CPAM.
  • Alors, effectivement Déontobox serait un vrai plus pour les patients mais elle s’adresse d’abord comme écrit plus haut aux professionnels du développement, que je ne suis pas…
    Librement,
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#4

Bonjour,

As-tu regardé du côté de GNU Health ? Il existe une version dite embedded installable sur Pi 3.

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#5

Re,

C’est un projet intéressant pour le Hacking Health. Il y en a un en préparation à Rouen.

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#6

Merci @thomas de tes suggestions.

Je connaissais GNU Health mais que de nom, pensant à tort que c’était réservé aux établissement genre hôpital ou clinique, tu as bien fait d’attirer notre attention dessus.

Je dis nous parce que, n’étant pas vraiment informaticien, je préfère personnellement ne pas m’immiscer dans les choix techniques (du moment que c’est libre bien entendu), pour me consacrer à l’argumentaire déontologique.

J’aimerai aussi des nouvelles de la préparation de ce Hacking Health Camp à Rouen. Ça peut effectivement être intéressant pour nous d’y participer.

Par contre, l’offre d’emploi de leur site demande à ce qu’on soit Proficient user of Microsoft Office and the Google Suite (cloud)… on peut donc légitimement se demander s’ils savent réellement ce qu’est le hacking et s’ils ne seraient pas plutôt de ce type d’inconscients qui nous pourrit l’informatique depuis 40 ans…

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#7

Pareil pour je ne connais GNU Health que de nom, à toi de voir s’il est compatible avec ton projet (déjà c’est bon coté FLOSS).

Pour le Hacking Health, si j’ai des nouvelles, je te tiendrai au courant.

un hackathon permet de lancer, développer les bases d’un projet, de le faire connaitre et d’amener des gens motivé à travailler dessus. La suite que va prendre le projet ne dépend pas des outils internes utilisés par les organisateurs du hackathon.

Par contre, l’offre d’emploi de leur site demande à ce qu’on soit Proficient user of Microsoft Office and the Google Suite (cloud) … on peut donc légitimement se demander s’ils savent réellement ce qu’est le hacking et s’ils ne seraient pas plutôt de ce type d’inconscients qui nous pourrit l’informatique depuis 40 ans…

Réduire le hack aux licences libres…

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#8

Tout à fait : qui dit hack dit libre.

Quelques sources et citations :

Pour vous comporter comme un hacker, vous devez vous convaincre que le temps de pensée des autres hackers est précieux, à tel point que c’est pour vous une obligation morale de partager vos informations, de résoudre des problèmes et d’en donner les solutions pour que les autres hackers puissent résoudre de nouveaux problèmes au lieu de perpétuellement revenir sur les mêmes.
[…]
Bien sûr, il y a d’autres systèmes d’exploitation dans le monde à part [les Unix libres]. Le problème, c’est qu’ils sont distribués sous forme de binaires. Vous ne pouvez pas lire le code, et encore moins le modifier. Apprendre à hacker sur une machine DOS ou Windows, ou sous MacOS, c’est comme d’apprendre à danser en étant plâtré des pieds à la tête.
Comment devenir un hacker de Eric S. Raymond

[En 1983, Stallman] se considérait comme le dernier vrai hacker sur terre. […] « Je suis le dernier survivant d’une culture éteinte », disait RMS. Je ne fais plus vraiment partie de ce monde. D’une certaine façon, je sens que je devrais être mort. » Richard Stallman quitta le MIT, mais avec un projet: celui d’écrire une version du système d’exploitation propriétaire très populaire UNIX, et d’en faire cadeau à qui en voudrait. […] Il avait bien vu que l’Éthique Hacker ne pouvait survivre dans sa forme initiale, telle qu’elle s’était précédemment développée au MIT. Il prit conscience que beaucoup de petites actions comme les siennes contribueraient à garder l’Éthique en vie dans le monde extérieur.
L’Éthique des Hackers de Steven Levi

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[Un an !] Qu’à déjà fait Normandie Libre pour nous ?