Google Family Link : "les bonne habitudes du numérique" pour nos enfants

Comment initier mon enfant à la pratique du numérique ?

On constate tous au tour de nous tout un tas d’enfant cool et connecté avec leur smartphone et du coup je voudrai aussi que mon enfant soit lui aussi cool et connecté avec son smartphone (Un peut d’esprit de conformisme bordel ! On est pas des sauvages !). Mais voilà, à l’époque ou la menace du pervers proposant des bonbons aux enfants à la sortie des école est remplacé par celle du pervers anonyme traquant nos enfants sur les réseaux sociaux, ou la violence et le porno sont accessible en 3 tape sur un écran tactile et ou surtout chaque putain de foutus jeux free to play va fortement inciter mon sale gosse à se procurer les numéros de ma carte de crédit et à pourrir mon compte bancaire avec les micros transactions de ce jeux de merde ! Moi j’ai quant même un peut peur…

Je pourrai bien sûr essayer d’accompagner mon enfant dans la découverte du numérique, de régulièrement surveiller la manière dont il utilise un appareil connecté, de prendre le temps de pratiquer et de me renseigner avec lui sur les différents outils et interfaces rencontré. Mais cela demande du temps, en plus c’est chiant quant on y connaît rien. Du coup que faire ? Parmi toutes ces grandes entreprises de l’informatique qui battissent pour nous le monde numérique de demain, n’y en à t’il pas une qui, encore une fois aurait imaginé la solution idéale, pensé pour moi de manière si géniale que je me dirai bientôt “Mais comment ai je fait un jour pour vivre sans ?”. Bien sûr que si. À chaque fois qu’il faut faire quelque chose pour améliorer le monde et la société dans la quel on vie Google est répond présent.

Et c’est ainsi que pour répondre aux inquiétudes des parents soucieux que nous sommes que Google lance en Europe début 2018 son service Family Link qui nous permettra de donner "de bonne habitudes numériques" à nos chers enfants et de "“mieux les accompagner dans leurs apprentissages, leurs jeux et leur navigation sur Internet”. Pour ce faire Google vous propose de crée un compte personnel pour votre enfant qui rappelons le tout de même est un vrais compte Google. Faut dire qu’ils étaient un peut ennuyés depuis la rentrée en vigueur du RGPD et notamment de son article 8 qui explique en gros qu’un fournisseur de services en ligne ne peut légalement pas traiter les données personnel de son utilisateur sans le consentement du titulaire de l’autorité parental si celui-ci à mois ce 16 ans, age apparemment abaissé à 15 ans en France (voire aussi cette article https://oliviervaudel.wordpress.com/2018/12/05/enfants-rgpd-family-link/). Ici donc pas trop de problème car, c’est nous, titulaire de la responsabilité parental qui donnons à Google l’autorisation de traiter les donnée personnel de notre enfant et grâce à cela Google pourra avec bienveillance nous permettre de veiller sur l’activité numérique de notre chers bambin en connectant son compte au notre via un autre service Google Family (et oui a notre époque Google s’occupe de tout pour vous, y compris de vos échange avec vos proche via une plate forme en ligne). Une fois fait le parent installe l’application dédié sur le smartphone de son enfant et sur le sien puis la paramètre en concéquance, il peut désormais contrôler son activité sur le smartphone, les heures d’utilisation, valider l’installation d’application, ajouter des contrôle sur les sites web pouvant être visité et recherché (via SafeSearch) et surtout la meilleur fonctionnalité parmis toutes : la possibilité de tracer les déplacements de nos enfants via le GPS du smartphone (voir https://families.google.com/intl/fr_ALL/familylink/privacy/notice/). Super on va enfin pouvoir laisser nos enfant sortir dans la rue en toutes sécurité (non ne faites pas ça), nous serons à tout moment ou il se trouve et c’est tellement rassurent ! Merci Google !

Ce service, comme tout autres offert gratuitement par le généreux géant de l’informatique est tel un appétissant bonbon au chocolat fourré au caca à l’aspect brillant et appétissant mais qui au final, une fois en bouche laisse tout de même un léger goût “un peut étrange” (ce goût qui devient de plus en plus famille au point qu’on finit totalement par s’y habituer). Et maintenant on peut le consommer en famille et en faire profiter nos enfants et ça c’est vraiment cool.

En effet, après lecture de l’avis de confidentialité lié à l’utilisation du service Family Link on peut constater que les petit sont aussi bien traité que les grand (mis a part l’absence de publicité ciblé, qui ne signifie pas qu’on ne récolte pas d’information sur le comportement de l’utilisateur, on les conserve juste pour un peut plus tard). Un des point les plus intéressant est “Activité de votre enfant” dans la partis “Informations collectées lorsque votre enfant utilise nos services”, mais on peut y aussi y lire dans “Informations vocales et audio de votre enfant” que Google collecte "des informations vocales et audio concernant votre enfant" à l’utilisation du service “Ok Google” (l’assistant vocal sur Android), lors de l’utilisation du service “ainsi que les quelques secondes qui précèdent”. Ces "quelques secondes qui précèdent" laissent à penser que le micro du smartphone traite et met en ligne dans les serveur de Google en permanence les information audio capté et il y a de fortes chance que l’utilisateur enfant n’en ai pas conscience (ce qui n’est pas non plus préciser dans la documentation destiné en enfants, de toutes façons, aucun d’entre eux ne les lirait).

Le service Google Family Link est d’une véritable hypocrisie, ils communiquent auprès des parents les incitants a créer le plus tôt possible un compte Google nominatif pour leur enfant et à leur coller leur propre smartphone entre les pattes de manière décomplexé, sous couvert de les accompagner en toutes sécurité sous le contrôle et la surveillance des parent à la découverte de la vie numérique. Il s’agit en réalité d’un moyen détourné de faire du profilage et de l’analyse comportemental sur des utilisateurs de plus en plus jeunes tout en contournant de manière plus ou moins habile les mécanisme de protection (visiblement tout pétés) mis en place par le RGPD pour les mineurs (vu que c’est le détenteur de la responsabilité parental qui donne le droit à Google de traiter les données personnel du mineur) sans oublier au passage de les soumettre et les habituer à dépendre de l’éco système logiciel Google (plus on les prend jeune et plus fidèle/captif ils seront).

De plus un autre effet pervers pourrait être de modifier petit à peut le comportement des parent vis à vie de leur enfant, en les incitant et habituant à les fliquer numériquement, ce qui pourrai être fait facilement sans que les enfant utilisateur du smartphone en ai conscience (sauf si l’on lui explique et on lui faut prendre conscience de la réalité de l’outil qu’on lui met dans les main, ce qui à mon avis n’est pas la norme). Quant bien même il semblerait que l’enfant puisse de lui même s’émanciper de la surveillance de son parent à l’age de 13 ans, si certaines habitudes de flicage limite (voire un peut malsaine) son prisent, elle ne seront pas si simple à perdre.

Oui mais bon, pour nos enfants à nous, qui somme conscient du problème, ça devrais aller ? On va pas aller de nous même pousser l’intimité de nos enfants dans les machine de de grades firme américaine, on veut les prémunir de toutes forme de profilage, traçage et autres. Il ne faut pas oublié que dans la plus part des cas pour un enfant il y a deux parents et que dans une proportion non négligeable, ils sont séparés. Il se peut alors que qu’un des parent décide de manière unilatéral de placer un smartphone dans les main de l’enfant avec un beau compte Google personnel qui va bien, tout frais et dûment renseigné de manière méticuleuse (quant on fait bien les choses on remplis consciencieusement tout les champs et on coche bien toutes les cases, par contre pas la peine de lire les conditions d’utilisation). Bien évidement l’application Family Link est installé et configuré convenablement sur le smartphone car quant est un parent responsable, on demande à Google de surveiller nos enfant pour nous (soyons sérieux quant même). L’autre parent n’a plus qu’a constater l’état de de fait. Et oui bien évidement je suis dans ce cas de figure, ce qui explique un peut l’amertume et la mauvaise fois avec la quel ce post est rédigé (quoi que la plus part du temps, quant on crois exagérer, on se rend compte plus tard qu’on était en fait encore en dessous de la réalité).

Mais quels solutions existent pour répondre à ce cas de figure ? Ben pas grand chose… Les meilleur solution sont toujours les plus simple, communiquer auprès de l’autre parent, lui expliquer que ce qu’il fait n’est pas très saint pour notre enfant et lui demander d’arrêter de la faire ou à minima de la faire autrement. Mais comme on vit pas au pays des Bisounours, il y a d’assez bonne chance pour que cette méthode ne donne pas de très bon résultat, surtout si l’entourage de l’autre parent l’encourage dans la voie inverse car cette voie, c’est bien évidement la norme social. Ok, mais alors quoi ? Après avoirs parcourut sans trop de succès le site de la CNILL, j’ai fini par tomber sur cette article le cas de figure que je décrit est traité au point 2.2 :

Un mineur de moins de 15 ans devrait donc théoriquement obtenir une autorisation des titulaires de l’autorité parentale pour pouvoir créer un compte Facebook et un parent seul ne pourra pas décider d’ouvrir un compte Facebook à son enfant, en se dispensant de l’accord de l’autre. Reste à voir comment le parent pourra contraindre l’autre en pratique…

L’article 8 du RGPD est assez flou quant il dit : “Lorsque l’enfant est âgé de moins de 16 ans, ce traitement n’est licite que si, et dans la mesure où, le consentement est donné ou autorisé par le titulaire de la responsabilité parentale à l’égard de l’enfant.” car il dit "le titulaire" et non "les titulaire", et comme le dit l’article cité ci-dessus, dans les fait il faut voir comment contraindre l’autre parent. Le service Google Family Link dispose de moyen de contacte dédié, alors il est possible d’envoyer un gentil courriel, leur demandant la fermeture du compte de notre enfant en essayant de faire valoir nos droit parentaux comme on peut… faut essayer avant de savoir si ça fonctionne, n’est ce pas ? Sinon le site de la CNILL dispose de moyens de contacte par courrier postal ou par téléphone. Il y a bien ce machin, mais essayez une peut de l’utiliser pour voir. Il est où, le traditionnel formulaire de contacte par mail “qui marche bien™” ?

Mais de toutes manière, le remède sur le long terme, les seul et unique moyen d’éviter ce genre de problème, sont ce que la plus part de nous font déjà boycotté les service des GAFAM et mètre en place des alternative pertinente. C’est un peut une des raison d’être de ce collectif (Normandie Libre). Il faut continuer à communiquer autour de nous, éduquer et informer notre entourage, quitte à passer pour le fou local avec son chapeau en alu sur la tête, bien relou qui veut juste empêcher les petit Schtroumpfs de rire et s’amuser. Si on est plein à le faire, on paraîtra moins fous individuellement (à la place, on sera alors qualifié de menace pour la société) et alors avec un peut de chance, on sera en mesure de changer les norme social en matière de numérique. Peut être alors, les gens qui irons m’être un GPS Google dans le fion de leur progéniture seront considéré comme des grand malade par la société (visiblement, actuellement le grand malade c’est moi qui refuse se genre de pratique).

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La question de l’approche est pour moi le point le plus crucial.

Souhaitons-nous que la culture du libre devienne un élément central de la vie humaine (pas seulement en termes de préoccupations mais également en termes techniques) ou bien une demi-secte traversant bon an mal an les époques, pour toujours méconnue car finalement marginale ?

Si on aime l’histoire, la psycho, la socio, on constate rapidement que le changement de comportement par idéologie (par construction intellectuelle) est toujours le fait d’une minorité, même s’il s’avère avoir été parfaitement fondé, parfois dans un futur assez éloigné.
La généralisation d’un comportement nouveau passe au choix, et de manière non exclusive, par la réponse la plus adéquate à un besoin, parfois ignoré, et/ou par l’application d’un pouvoir.
Dans le cas de Google et ses potes, il y a les deux : une forme de génie du comportement humain qui leur permet de développer des solutions ultra-addictives et, soyons honnêtes, très bien faites, et des ficelles de pouvoir gigantesques que beaucoup, même libristes, ne mesurent pas.
À moins que se cachent parmi les libristes des potentats richissimes, nous ne pouvons rivaliser en termes de pouvoir, en termes de ficelles, en termes de réseaux d’influence mondiaux, avec les GAFAM à l’heure actuelle.
Lors, à mon sens, nous avons trois choix :

  • rester marginaux : nous faisons notre truc dans notre coin et la situation que tu décris Maxime restera malheureusement tristement banale ;
  • rivaliser de réussite en termes de besoins humains satisfaits par une technique exceptionnelle : nous en sommes loin pour diverses raisons, mais notamment par manque de moyens (je pense au hardware) et aussi par orgueil de dév, préférant forker des forks plutôt que de faire l’effort de perfectionner une solution (dont beaucoup restent désespérément inabouties, et n’intéresseront que des barbus bac+10 en débeuguage) ;
  • prendre le pouvoir : là je laisse à chacun le loisir de la réflexion.
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