ALICEM : le progrès technocratique en marche

Une petite info que je vous relaie ici, amis des libertés numériques, voici le dernier projet en date du gouvernement français qu’il faudra surveiller attentivement du coin de l’œil : la mise en place d’un système de reconnaissance faciale par smartphone afin de certifier son identité lors de démarches administratives, et baptisé ALICEM.

Un article pour en savoir plus : https://www.numerama.com/politique/559511-alicem-tout-comprendre-au-dispositif-de-reconnaissance-faciale-controverse-du-gouvernement.html

Évidemment les arguments avancés sont toujours du même tonneau, et fallacieusement présentés de manière méliorative, alors qu’existe déjà de nombreux moyens de garantir la confidentialité et la certification de documents.

Derrière cette initiative premièrement facultative (comme l’était la carte vitale par exemple), se cacherait sans doute le moyen d’automatiser la certification d’identité par des algorithmes et des bases de données de reconnaissance faciale (on parlait de la Chine il y a peu non ?).

L’application en question ne fonctionnerait qu’avec des versions récentes d’Android et devrait être associée à la détention d’un passeport biométrique à puce.

À savoir que ce type de dispositif existe déjà, notamment pour des banques en ligne. Mais que se passe-t-il si le gouvernement d’un peuple impose peu à peu une dictature technologique qui, d’abord molle, se rigidifie sensiblement ? Internet, au début, c’était sympa non ?

Où en sont nos libertés ? Où en est la possibilité d’une vie simple où il existe un choix technologique ? De plus en plus dans le lointain semble-t-il.